Marseille, un sacré défi

 

La cité Phocéenne était la premiere étape de notre périple. Quelle a été notre experience? Quels ont été nos plus gros enjeux? nos plus belles réussites? Qu’avons nous appris? Que deviennent les programmes que nous avons lancés? Voici quelques réponses, nos impressions, et des photos de notre quotidien

Callanque de Callelongue, au sud de Marseille.

Callanque de Callelongue, au sud de Marseille.


Ca fait un bien fou d’aider les autres!

Nasera et Zineb lors d'un cercle de partage. Elles souffrent toutes les deux de troubles psychiques. À la fin de tous nos cours, nous donnons la possibilité aux participants de partager avec le reste du groupe leurs pensées et leurs émotions sur le thème de la classe. Lors de cette session sur l’enracinement, nous leur avons demandé de dessiner un arbre qui les représentait.

Nasera et Zineb lors d'un cercle de partage. Elles souffrent toutes les deux de troubles psychiques. À la fin de tous nos cours, nous donnons la possibilité aux participants de partager avec le reste du groupe leurs pensées et leurs émotions sur le thème de la classe. Lors de cette session sur l’enracinement, nous leur avons demandé de dessiner un arbre qui les représentait.

Ca n’est pas évident de mesurer l’impact de ce que l’on donne car on ne reçoit pas toujours de signes d'appréciation. Ceci dit, nous réalisons que donner, ce n’est pas nécessairement animer une classe de yoga complète, parfaite, ou originale. C’est avant tout être présent, bienveillant et respectueux avec nos élèves en étant à l’heure à nos ateliers, en leur offrant un espace pour les écouter, et en leur partageant notre enthousiasme. Démarrer chaque classe avec ces intentions apporte du sens à ce que l’on fait et nous donne envie de continuer! “Donner, c’est recevoir” disait Abbé Pierre.

 

Travailler en couple, ca n’est pas facile tous les jours :)

Transport des tapis de yoga pour notre cours hebdomadaire avec des réfugiés! Ce soir là, il faisait froid, il pleuvait et personne n’est venu en classe. Certains jours ont été un peu difficiles, mais nous avons essayé de rester soudé pour mieux les affronter!

Transport des tapis de yoga pour notre cours hebdomadaire avec des réfugiés! Ce soir là, il faisait froid, il pleuvait et personne n’est venu en classe. Certains jours ont été un peu difficiles, mais nous avons essayé de rester soudé pour mieux les affronter!

Accomplir ce projet en couple et avec autant d’autonomie présente des avantages indéniables: on travaille d'où l’on veut, quand on veut, et nos séances de travail sont généralement vives et sympathiques. Ces qualités sont précieuses mais ne s'apprécient pas sans rigueur. Nos premières semaines étaient un peu chaotiques et nous avons parfois perdu l’équilibre entre nos responsabilités professionnelles, notre vie de couple et notre épanouissement personnel. On se retrouvait a discuter de nos classes pendant le dîner, ou l’un de nous se mettait à travailler pendant le weekend. Depuis, nous avons établi quelques règles qui nous aident beaucoup à maintenir cette harmonie!

 

Vivre cette aventure ensemble nous rend plus fort

Dans le train Marseille-Paris en novembre dernier pour animer 2 ateliers destinés aux hommes incarcérés au centre de détention du Sud Francilien.

Dans le train Marseille-Paris en novembre dernier pour animer 2 ateliers destinés aux hommes incarcérés au centre de détention du Sud Francilien.

Nous avons beaucoup appris sur nous-même. Entreprendre une mission sociale auprès de populations vulnérables nous a exposés à des expériences inattendues et des rencontres touchantes, voire bouleversantes. Certes, il y a eu de la joie, des fous rire, et de belles surprises mais aussi du découragement, de l'inquiétude, et de la frustration. Certaines de ces émotions n'étaient pas toujours évidentes sur le moment mais nous avons pris le temps de les observer et d’en parler. Cela nous a aidés à mieux les comprendre. Ces situations ont révélé des nouvelles facettes de nos personnalités. Aujourd'hui nous avons une idée plus précise de nos forces et nos faiblesses et nous pouvons ainsi mieux affronter la suite de cette aventure.

 

Nous comprenons mieux les enjeux des populations que nous soutenons

Lola et Charlotte à l'hôpital pour enfants La Timone à Marseille. Tous les mercredis, nous rendions visite à Lola et aux autres enfants pour leur partager des pratiques de méditation, visualisation et respiration. L’enthousiasme de cette petite fille était édifiant.

Lola et Charlotte à l'hôpital pour enfants La Timone à Marseille. Tous les mercredis, nous rendions visite à Lola et aux autres enfants pour leur partager des pratiques de méditation, visualisation et respiration. L’enthousiasme de cette petite fille était édifiant.

Quel est le quotidien d’un enfant qui se bat contre le cancer? Comment une prostituée s’approprie-t-elle son corps? Comment un condamné appréhende-t-il ses prochaines années d'incarcération? Nos formations spécialisées nous ont donné des outils efficaces, mais l'expérience reste la meilleure des écoles. Passer du temps a leurs côtés nous a tant appris sur leurs vies et leurs combats. A présent, nous savons mieux comment adapter nos ateliers en fonction de notre public: un enfant de 12 ans atteint de cancer n’est pas sensible aux mêmes choses qu’une femme de 60 ans souffrant de troubles psychiques.

 

Tous nos partenaires souhaitent poursuivre les ateliers !

Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer que tous nos partenaires ont montré un vif intérêt pour poursuivre les ateliers après notre départ ! Nous travaillons avec eux ainsi que des professeurs de yoga locaux pour pérenniser les programmes. Nous vous tiendrons au courant de l’avancement dans les prochaines lettres!

Najoua, ses filles et Madeleine pendant l'un de nos cours à la résidence d'accueil Le Moulin.

Najoua, ses filles et Madeleine pendant l'un de nos cours à la résidence d'accueil Le Moulin.

 
Ludovic BaussanComment